1 1 6 LIVRE SECOND.
débris renversés se rallièrent. L’aristocratie dé-possédée se setira en armes sur le Rhin, commeeussent fait, vaincus , les Francs dont elle repré-sentait l’héritage. La Vendée, la Bretagne , de leurcôté, protestèrent par le fer et le feu. C’étaient lesvassaux s’insurgeant pour le maintien du pacte àl’omhre duquel les générations s’étaient écoulées ;ils furent héroïques dans la défense des supé-riorités et des croyances, autant que les arméesde la révolution le furent pour sa querelle. L’émi-gration et la Vendée s’appuyaient à la royauté,comme la révolution au sol de la patrie. C’étaitl’ordre ancien tout entier. La maison royale, vi-vante image de la patrie depuis tant de siècles, sedivisa comme la France. Tandis que les Bourbonset les Condés rassemblaient sous le drapeau blancles restes de cette vieille société française, dontleur race était ( la représentante séculaire, les d’Or-léans, comme la minorité du clergé , comme laminorité de la noblesse , firent alliance avec la so-ciété nouvelle dès les débuts de l’Assemblée cons-tituante , alliance douloureusement scellée dansla Convention, relevée et honorée sur les champsde bataille à Jemmapes et à Yalmy.
Le principe démocratique resté maître de laFrance, grâces à ces victoires et à celle de Fleur us,que fera-t-il de la France et de lui-même? Il aremplacé le principe monarchique de l’Etat etle principe aristocratique de la société par la