LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE. l3l
absolu. Par-dessus tout, voyez le système entierprendre pour appuis les deux supports nécessairesde l’autorité parmi les hommes, l’illustration etla propriété. Napoléon mérita le titre de restau-rateur de l’ordre, que ses contemporains lui défé-rèrent ; c’était avec raison celui qui flattait le plusson orgueil.
Or, cette restauration était indispensable à larévolution même. Otez du milieu des hommes leslois, le pouvoir, la sécurité, le respect, un culte;la bête fauve n’a point de plus grossiers destins.Aussi la société nouvelle s’affermit-elle sous lamain du géant qui la régla. Son autorité glorieusepacifia les esprits, accoutuma le Bleu et le Ven-déen à vivre et combattre ensemble; mit la nou-velle France, d’abord athée, puis théophilanthropela veille, aux genoux du chef de l’Eglise romaine ;restitua aux pontifes, à leurs pompes, à leurs rites,les hommages de la foule ; plia le républicain etle démocrate à voir, à servir des têtes couronnées ;apprivoisa l’opinion avec la renaissance de l’aris-tocratie ancienne par la création de la nouvelle ;assit enfin cette France flottante, au sein de la-quelle pas une institution et pas un principe n’é-taient restés debout, sur ces grandes lois que l’Em-pire portait en quelque sorte incarnées en lui :le respect des croyances, des supériorités, despouvoirs.
Mais l’ordre social ne fut reconstitué par le pre-