LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE. l?)']
pour leur compte, à plier devant un Tartare, unAllemand, un lieutenant enfin de l’ennemi victo-rieux. Mais notre cœur français nous crie quepour commander à la France , la première condi-tion est d’être Français et d’être voulu par elle.Qui ne sait les hésitations, les répugnances , lescombats des hauts alliés ? Qui ne sait que ce futmalgré la coalition, peut-être, que Bordeaux,Nancy, Troyes, Paris enfin, appelèrent les Bour-bons pour s’interposer entre la patrie et ses revers ?Les Bourbons reparurent par leur propre vertu,comme reparaît, après le passage du torrent,l’arbre séculaire que le torrent a couvert de sesflots.
La révolution avait rétabli la monarchie : letrône vacant, une dynastie émérite s’offre à leremplir. L’empire avait créé une noblesse : uneautre noblesse, consacrée par les mœurs quandelle ne l’était plus par les lois, se fait voir, dans cegrand désastre de l’empire, agitant un drapeau,et criant : Vive le roi! La France, affamée derepos, demandait la paix à grands cris : ce dra-peau l’apporte. La France, écrasée de tyrannie,demandait d’une seule voix la liberté : ce roi pro-met le système représentatif. La France, épuiséed’impôts, demandait non moins haut la destruc-tion des droits réunis : la révolution royale faitcomme toutes les révolutions passées et futures ;elle crie : Plus de droits réunis !