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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE. I 45

rivaux : l’un attacha la couleur de Fontenoy auxenseignes de la patrie ; l’autre imposa ses codes,ses moeurs, ses maximes. Le premier plaça l’héré-dité au faîte des pouvoirs ; le second assura auxhommes nouveaux la majorité dans l’assembléehéréditaire, dans les conseils, et presque dans lacour. Alors le clergé prit place au sein des corpspolitiques, mais avec l’unique mission de repré-senter le grand intérêt de l’Eglise dans le conflitde tous les intérêts sociaux. Le grand seigneur desanciens temps, nos capitaines chargés de victoires,l’avocat, le citoyen que la tribune avait élevés auniveau des plus illustres serviteurs du trône, serencontrèrent dans les conseils du prince, les rangsn’étant marqués entre eux que par les services,par l’autorité personnelle, par le talent; et tousn’exercèrent le pouvoir que sous la condition defaire sanctionner la délégation royale parles majo-rités parlementaires, du haut de ces tribunes puis-santes qui se relevèrent en même temps que letrône de Louis XIV.

Dans ce régime, il y avait à gagner pour tous.L’aristocratie ancienne reprenait ses honneurs,sans offense à la nouvelle. Que disons-nous? Lanouvelle y trouvait une sanction auguste et unlustre inattendu. Elle avait plus de foi en elle-même depuis qu’elle marchait côte à côte avecles illustrations anciennes , au lieu de les primer.Cette alliance était une généalogie toute faite

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