LIVRE SECOND.
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pour nos gloires récentes. De son côté, la nations'élevait de plusieurs degrés, en même temps quesa double élite ; elle s’élevait par ces institutionsgénéreuses qui sont la noblesse des peuples ; elles’élevait par les richesses matérielles et moralesdont l’inépuisable mine était cachée au pied dece triple trône de la royauté, de la pairie, de lareprésentation nationale, sanctuaires de toutes lesgrandeurs, buts de tous les talents, remparts detous les droits, de tous les perfectionnements,de toutes les prospérités. Ainsi, pour le peuple,pour le commerce, pour l’industrie, pour les arts,pour les lettres, le repos, la paix, l’ordre, l’indé-pendance personnelle, la liberté publique ; pourles grands d’origine nouvelle, les jouissances aprèsla conquête, une cour sans despote, et le pouvoirhéréditaire de la pairie ; pour les restes de la so-ciété d’autrefois, à la place de l’abaissement ou de
l’exil, une patrie, des grandeurs, un trône!.
France! France! combien on avait raison de direalors que la Charte était un fonds commun , grâceauquel nous avions tous fait fortune en memetemps !
Eu disciplinant la société, en quelque sorte fé-brile , qui était sortie des flancs de l’anarchie, in-docile et violente comme sa mère, Napoléonn’avait pas eu besoin de donner de charte à laFrance ; sa charte, c’étaientson extraction et ses ba-tailles. La révolution n'avait enfanté jusqu’alors