LIVRE SECOND.
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taire, et y ont combattu avec la puissance du ta-lent pour la recherche du vrai, du juste, de l’utile.La France, dans ces quinze années , a offert l'undes plus magnifiques spectacles qu’ait donnés unpeuple, celui de vieilles factions aux prises dans lesanctuaire seul des lois, celui de libertés nouvellesconquises par la discussion, et conquises seule-ment quand elles étaient méritées.
C’est que pour la première fois alors la loi régnasur la France. Pour la première fois aussi, toutes lesclasses, toutes les forces, tous les talents, toutesles richesses, au milieu de la lutte inévitable despartis, concoururent à un but commun : la gran-deur de la patrie. Pour la première fois, la pensée,affranchie de toute entrave, se trouva maîtressedans l’univers, put sonder sans obstacle les profon-deurs de la philosophie ; interroger la religion surson trône ; poursuivre la science dans tous sesmystères ; refaire le passé comme le présent ;émanciper aussi l’histoire, et porter la lumièredans toutes les routes de l’intelligence ; chercherpartout la vérité, partout la justice; tout tenter,tout accomplir dans l’intérêt du bonheur et de ladignité des hommes. Pour la première fois, il yeut un travail réfléchi et uniforme de la sociétépour étendre aux classes inférieures les bienfaitsde l’ordre social, les relever par l’instruction , lesrendre plus heureuses en améliorant à la fois leurcondition et leur moralité. La vertu d’un tel ré-