LIVRE SECOND.
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on risquerait de 11e plus être impartial. D’ailleurs,qu’importe aujourd’hui? Ce qui importe, et cequi n’est que trop certain, c’est que des deuxcôtés on avait un fantôme qui entretenait l’épou-vante. Les masses croyaient toujours sentir la con-tre-révolution s’avancer sous terre ; le monarquevoyait toujours face à face la révolution.
C’est que, pour notre commun malheur à tous,une troisième restauration aurait pu être tentée, ouplutôtrêvée : c’était la restauration contre la Charte.Celle-là aurait mis, à la place d’une transactionentre les partis, la victoire de l’ancienne France surla nouvelle. Elle aurait rétabli l’inégalité dans lesfortunes, de haute lutte, pour la rétablir plus sûre-ment dans les rangs. La grande propriété se seraitreconstruite par les lois de l’ancien régime, et,suivant quelques conseils, plus promptement quepar les lois. Au gré des publicistes divers, on eûtcomplété le rétablissement de l’ordre, relativementaux personnes, en ne comptant que les servicesroyalistes; relativement aux classes, en restituantles privilèges détruits; relativement aux intérêts, enrétablissant purement et simplement le droit d’aî-nesse et les substitutions ; relativement aux pou-voirs, en relevant les couvents abattus, les sociétésabolies, les corporations supprimées, sauf à cou-ronner l’édifice, selon deux génies divers qui au-raient été aux prises bientôt, soit par la puissanceabsolue du Saint-Siège , soit par celle des rois.