CHAPITRE VIII.
SUITE DU PRÉCÉDENT.
CE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.
Il est un parti qui n’a jamais fait que du mal àla France ; qui, pendant les seize années, a entravél’affermissement des institutions libres; qui a sus-pendu ou refoulé tous les progrès, et risqué sou-vent de les détruire dans leur principe même , enles compromettant jusque dans l’adhésion et laconfiance publiques. L’alliance défensive de l’o-pinion constitutionnelle avec ce parti nécessaire-ment aggressif et destructeur, a été la grande fa-talité de la restauration.
Ce parti, que sa généalogie rattache à nos tempsde crimes et de malheurs, naquit aux cents-jours,du mariage forcé de Napoléon avec la démagogie,tenant de l’un et de l’autre, apôtre du progrèsdes lumières et vivant des réminiscences de la ré-volution ou de l'empire; traînard de tous les ré-gimes, et n’en gardant que des souvenirs corrom-pus ; ne reconnaissant le pouvoir qu’à la tyrannie,