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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.

et la liberté qu’à la licence; souple sous Napoléontant qu’il règne aux Tuileries, levant la tête quandNapoléon revient mutilé du champ de douleur etde revers, parlant de déchéance alors que c’eûtété le cas de parler de gloire, de guerre, de déses-poir ; se hâtant de prendre les devants sur l’Eu-rope , d’achever le lion qu’elle a écrasé, de gagnerà l’Élysée-Bourbon sa victoire de Waterloo, sonsles yeux de l’étranger; humiliant enfin le grandhomme comme a fait la fortune, le contraignant,pour dernier outrage , d’abdiquer à ses pieds, luicontestant le titre de soldat après celui de prince,et l’obligeant d’aller s’offrir seul, nu, découronné,aux mains de l’Angleterre ; gens qui semblaient n’a-voir d’autre ambition que de laisser l’histoire in-décise s’il était tombé devant M. de Lafayette oudevant lord Wellington.

C’était le moment de combattre ? point; de trai-ter ? point. Les soldats, les capitaines multiplienten vain d’inutiles miracles de dévouaient et decourage. Ces vieilles bandes, qui arrivent du champde bataille délabrées et sanglantes, n’ont pas étéassez mutilées par la fortune. La Chambre des re-présentants se met elle-même à les mutiler denouveau par le plus imbécile et le plus pusilla-nime des calculs ; elle leur enlève leur chef, elleles dépossède de son génie en même temps que luide sa cour onne, de peur qu’il ne se relève par une