192 LIVRE SECOND.
de parler d’économie ; car il a coûté à la France,outre ces deux chapitres, les deux milliards du20 mars (1815) et le quantum de la révolutionde 1830.
Il n’a point le droit de parler de la liberté ; caril ne l’a jamais comprise, lln’a jamais su l’accueillirquand elle s’est offerte à lui. Il ne connaît qu’unechose : les subversions. Encore exige-t-il, infati-gable artisan, que ce soient des toiles de Péné-loppe.
Nous sommes contraint pour la leçon de l’ave-nir , d’insister sur ce point : Pourquoi faut-ilqu’en 1828 et 1829, le parti révolutionnaire ob-tînt trop souvent, dans les votes de chaque jour,l’adhésion de constitutionnels loyaux, qui auraientdû mettre leur gloire, comme leur politique, à seséparer de lui jusqu’à ce qu’il s’abjurât? Les annéesprécédentes avaient créé une seconde royauté quibalançait la royauté véritable, ou plutôt la sur-passait déjà dans la sollicitude des hommes pu-blics. La popularité commençait de régner, sa têtede Méduse à la main. Dieu sait de quels amis, dequels serviteurs de la couronne elle enchaînait lesvotes aux opinions populaires, et la mauvaiseétoile de la monarchie voulut qu’un grand esprit,qui gouvernait alors la Chambre des députés, aulieu de rapprocher le centre gauche du centredroit qui avait également pour symboles le roi et