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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE. IQ t

Par malheur, la facilité de la victoire en exagèrela portée aux yeux de la couronne ; et la France aobligation à cette opposition turbulente et stérilede l’avénement du ministère du 8 août (1829),celui du prince de Polignac.

C’est exactement ainsi que le tribunat avait pro-cédé avec Napoléon , déjà réparateur, et constitu-tionnel encore. Une opposition, à tort et àtravers, le précipita dans le pouvoir absolu quile conduisit à sa ruine par excès de gloire. CharlesX, entrant dans les voies constitutionnelles, étaitaccueilli avec les mêmes emportements, et allaiten tirer les mêmes conclusions pour son malheuret pour le nôtre. Aujourd’hui, on procède déjà dela même manière, envers la monarchie de 1830.Tant que ce fatal esprit sera celui de notre patrie,tant que les gouvernements seront d’autant pluscombattus qu’ils seront moins affermis ou plus dé-bonnaires, la liberté y sera impossible. Nous auronsle destin des républiques espagnoles. Il n'y aurade permanent parmi nous que les révolutions ! —

De l’exposé qui précède, on peut conclure quele parti révolutionnaire n’a point le droit d’accu-ser la restauration; car, il a fait les ministères parqui les actes impopulaires se sont accomplis.

U n’a point le droit de se plaindre des quatrecents millions de la guerre d’Espagne et du mil-liard de l’indemnité. Il n’a pas non plus le droit