LIVRE SECOND.
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à la longue union des centres avec l’extrêmegauche, autrement dit des constitutionnels avecles révolutionnaires. Cette union, que fallait-ilpour franchir le défdé où on était engagé ? Larompre. Et la sagesse, la loyauté, jointes à lafermeté, y eussent réussi sans peine. Au contraire,le roi la resserrait par une démonstration hostile.Il la légitimait en quelque sorte; il la justifiaitjusque dans le passé ; il la fortifiait à ce pointqu’elle allait renverser le trône en trois jours.A la nouvelle des choix extraordinaires de la cou-ronne, quelqu’un écrivit sur-le-champ au roi :« Votre Majesté joue sa monarchie à quitte ou» double : le doule n’existe pas. Les voies où» le roi s’engage n’ont qu’un issue, les coups» d’Etat ; et les coups d’Etat auront pour lende-» main un 20 mars, où le peuple jouera le rôle» de Bonaparte. »
La France entière discerna l’avenir renfermédans le 8 août (1829) avec un admirable instinct.Un an après, jour pour jour, il y avait une autreroyauté. L’opinion prit les noms qui lui étaientjetés comme des cartels, et le défi l’épouvanta.Tout le monde vit qu'il s’agissait de la Charte.Comment les hommes qui avaient quelque pré-voyance dans l’esprit n’auraient-ils pas comprisqu’il s’agissait par cela même de la couronne !
Jamais situation plus extraordinaire ne se vitdans l’histoire. Le trône et la nation s’observaient