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LIVRE TROISIÈME.
ville du 12 mars! Du Rhin aux Pyrénées, danscette France si divisée longtemps, il ne se ren-contre pas un Français qui prenne fait et causepour les ordonnances subversives. Personne n’asuivi le roi au-delà de la barrière sacrée. Partoutsemble se faire une convention, entre l’autorité quitombe et la cité qui se lève, de se remettre, du soinde conclure ce grand débat, à la décision qu’ap-portera la malle-poste de Paris.
À Paris, la garde nationale, depuis trois anscondamnée, a reparu vêtue de son uniforme, ar-mée, résolue à repousser la force par la force.Paris est une place de guerre. En arrivant auxbarrières , vous êtes surpris de les voir munies depalissades, de chevaux de frises, comme des campsretranchés que l’art militaire aurait fortifiés delongue main-, plus surpris au dedans de ne trouveraucune trace d’autorité , de police , de gendarme-rie , de gouvernement. Tout a disparu. Il ne resteque des soldats de la ligne qui rient en voyanttomber les insignes de l’autorité royale, des gre-nadiers de la garde qui meurent pour le sermentmilitaire, et puis tout un peuple qui défend leslois.
Tout un peuple ! car le même sentiment ras-semble et les rangs et les âges les plus divers. Lecitoyen qui rencontre un citoyen n’a pas l’inquié-tude d’y trouver un ennemi : l’ennemi, c’est lamousqueterie qui retentit de tous côtés, c’est le