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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

Un homme d’esprit qui, dans ses narrationshistoriques , a surpris les gens de l’art par sa stra-tégie, et qui en a fait à la tribune de meilleure en-core , s’étonne qu'on n’ait pas profité des buttesMontmartre_Quoi! bombarder, détruire, brû-

ler Paris ! Par le bras de qui ? Il n’y avait là quedes Français ! H était tout simple qu’on n’y son-geât point. L’étranger n’y eût pas songé.

Non ! le chef malheureux (1) de cette malheu-reuse armée ne pouvait pas combattre autrement ;il ne le pouvait pas, plus qu’il ne pouvait s’abs-tenir de combattre. Car, pour refuser au roi sonépée le 27, il aurait fallu l’avoir brisée le 26. Letrône qu’on n’a pas abandonné au jour de sesfautes, on ne l’abandonne pas à l’heure de sespérils.

D’autres expliquent tout par une conspirationéclatant à point nommé sous un trône qui comp-tait seize ans de durée et tenait dans ses mains legouvernement, le trésor , l’armée ; conspiration sigrande qu’elle l’était autant que le royaume toutentier soulevé, et dont pourtant, dans une année,M. Mangin, le préfet de police du 8 août, n’avaitpas découvert les fils !

Sans doute il y avait des conspirations souter-raines , des passions révolutionnaires ; mauvaisvouloirs de faction qui n’auraient pas suffi à ren-

(1) Le duc de liaguse.