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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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J.A REVOLUTION DE l83o. 2 I 7

ment ni un désir contraires à cette Charte qu’ilavait reconquise. Ceux qui prétendent aujour-d’hui parler au nom du peuple , avoir mission delui, s’autoriser de ses exploits pour violenter nosdestinées, ceux-là mentent à l’histoire que nousavons vue tous vivante au milieu de nous.

D’un autre côté, nous devons le dire avant depasser outre, ceux-là aussi nourrissent une illu-sion déplorable qui cherchent à des événementsimmenses de mesquines explications. On voit,dans la défaite des ordonnances, une question destratégie. Combattre avec plus de dévoûmentque les régiments de la garde qui ont combat-tu ? Hélas ! ils ont eu tout celui que pouvaientavoir des cœurs français. Mais, dit-on, il fallaitabandonner les rues barricadées, ne pas y enfouiret y perdre des bataillons, quitter Paris , l’assié-ger... Oui! commencer un coup d’Etat par unefuite ! entrer dans la monarchie absolue, en seproclamant chassés de la capitale ! préluder à laguerre civile par la perte de Paris! Et cela, quandon avait pris l’offensive, quand d’ailleurs les cam-pagnes, quand lesprovinces, quand toutela Franceétaient aussi soulevées que Paris même ! Quel géné-ral aurait pris une aussi redoutable initiative? D’ail-leurs, la fortune l’a fait pour lui. Cette situationqu’on regrette, on l’a eue : on l’a eue le 29 juillet;qu’a-t-elie produit ? On l’aurait eue le 28 ; dansl’état de la France, qu’eût-elle produit de plus ?