LA RÉVOLUTION DL l83o.
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chute du Louvre, si elle eût apparu à l’instantmême, renouvelée d’une génération, tendant lamain à la Charte victorieuse, donnant un gouver-nement à ces populations qu’étonnait leur indé-pendance redoutable , ou bien convoquant àSaint-Cloud les grands pouvoirs et appelant del’insurrection, dès lors dénaturée, à la Charteelle-même et à la France. 11 faut se rappeler que laveille, à quatre heures du soir, M. Laffitte,M. Mauguin, les représentants de l’opposition, at-tendaient, dans ce même Louvre, une audience duprince de Polignac, heureux d’obtenir un change-ment de ministère et n’élevant pas leur ambitionplus haut. Au moment où le peuple de Paris em-portait les Tuileries, Charles X s’était fait annon-cer, et les mêmes députés s’apprêtaient, commetout le peuple, à le recevoir en sujets heureux depouvoir traiter avec leur roi.
Jusqu’alors personne n’avait cru à toute la por-tée des événements accomplis. On pouvait se mé-prendre à Saint-Cloud ; on se méprenait dans Pa-ris même. La victoire passait la croyance de ceuxqui avaient le plus de foi à la puissance du nomdelà Charte etau bon droit de la France. On pour-rait dire en quel lieu on délibérait sur la questionde savoir si l’impôt devait cesser sur-le-champd’être payé, ou s’il n’était pas obligatoire pendantl’exercice entier de 1830, tandis que déjà le glaivepopulaire avait tranché le nœud. La bataille ga-