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LIVRE TROISIÈME.
» cendance pour ses collègues ; les représentations» ne lui manquèrent pas cependant : il vint des» députés des barricades, braves amis, camarades» du peuple. Ils parlèrent haut, ils avaient l’arme» au poing. On les ménagea, on leur fit des pro-» messes. »
Voilà quel fut le gouvernement véritable del’Hôtel-de-Ville, celui par qui la commission mu-nipale se voyait déjà débordée et déchue. Evidem-ment, les promesses de ce gouvernement insur-rectionnel et républicain, n’étaient pas, au dire deM. Marrast lui-même, des promesses de vertu. Cen’étaient pas non plus des promesses d’ordre.Étaient-ce des promesses de légalité, de liberté,de fraternité ? Voici comment on l’entendait. Cetteautorité improvisée se mit d’abord à lancer desmandats d’amener contre tels ou tels, notammentcontre des députés, et ces députés étaient les chefsdu centre gauche , les chefs de l’opinion constitu-tionnelle victorieuse, en particulier contre M. Ca-simir Périer! « Le coupable qui dicta cet ordre, dit» M. Armand Marrast avec orgueil, est celui-làb même qui écrit ces documents. » Ce secondgouvernement, on le voit, ne promettait paspoire molle à la France.
De telles violences manifestaient la face nou-velle des affaires de la France. L’alliance de l’es-prit constitutionnel et de l’esprit révolutionnaireétait rompue ; cette alliance fatale que le pouvoir