LA RÉVOLUTION DE l83o. t>3 r ]
royauté, le côté gauche se réunit à tous ceux quine la voulaient pas, pour la constituer. Il devaitleur rester ensuite réuni pour la miner, l’abaisser,l’écraser, la mettre à néant! Et le prétexte decette alliance, le point de ralliement, le cri deguerre mis en avant sans repos, a été ce qu’ona continué de nommer, par opposition avecla Charte, seul point de ralliement légal desFrançais, le programme de l’Hôtel-de-Yille ! Or,ce programme, sans cesse invoqué depuis dans lesdébats de la presse et des chambres, quel était-il ?Historiquement, on ne trouve que le mot de M. deEafayette, ou une déclaration de la Chambre desdéputés queM. Yiennet avait lue à l’Hôtel-de-Ville,et cpii établissait trois choses, dont aucune n’im-pliquait le renversement des lois, ni celui de laCharte, ni celui même de la légitimité ; savoir :
Que la cause qui venait de triompher par lesarmes était celle qui avait triomphé par les élec-tions , c’est-à-dire la cause des 221, de leur adressepar conséquent, et de leurs maximes ;
Que, suivant la parole solennelle du lieutenant-général du royaume, la Charte devait être une vé-rité ;
Qu’enfin des lois régleraient l’intervention descitoyens dans le choix des officiers de la garde na-tionale ; leur intervention dans la formation desadministrations départementale et municipale ; lejury pour les délits de la presse; l’état des mili-