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LIVRE TROISIÈME.
fut pour l’avoir entrevue à l’Hôtel-de-Yille deuxjours durant, telle que les documents de M. Ar-mand Marrast nous la montrent, moitié intrigue,moitié faubourg, faisant des députations et des re-montrances , ayant l’arme au poing et l’accusationà la bouche , que M. de Lafayette, embarrassé,comme il y a quarante ans, de tenir tête au monstre,jugea, avec grande raison, que la monarchie re-présentative était décidément la meilleure des répu-bliques. Il aima mieux, à l’aspect de tels amis , seréfugier dans le port de la royauté constitution-nelle, que dans quelques nouveaux cachots d’OI-mutz.
Par malheur, en accordant la monarchie cons-titutionnelle aux besoins et aux idées d’ordre, cefut à un autre esprit, à d’autres influences quefurent dédiées toutes les résolutions qui suivirent.On fit une côte mal taillée avec la révolution fré-missante. Ce fut l’esprit révolutionnaire qui setrouva en possession de décider toutes les ques-tions organiques, toutes les questions royales. Ilfit tous les pouvoirs à son image. Il ne consentità la monarchie qu’à la condition qu’elle fut nou-velle, à fleur de terre, en dehors du droit monar-chique. L’ayant obtenue telle, il voulut qu’elle futhumble, faible, désemparée. Et le côté gauche,après s’être appuyé, dansun sentiment d’honnêtetéet d’épouvante, aux intérêts et aux principes cons-titutionnels pour maintenir l’institution de la