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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CHAPITRE IV.

PROMESSES VÉRITABLES DE JUILLET.

L’ORDRE ET LA PAIX.

La révolution de 1830, à son origine, eut lemérite de s’effrayer d’elle-même. Son premiersentiment fut de redouter l’invasion de l’esprit ré-volutionnaire ; son premier besoin, de prendredes sûretés contre les entraînements subversifs ;son premier acte, de s’enchaîner par les liensd’un pacte fondamental qui sauvât le pays, non-seulement de tout ébranlement, mais aussi detoute alarme. C’est là son caractère natif, celuiqui la distingue de la plupart des révolutionspassées. Le peuple armé, ce peuple dont on atant de fois usurpé le nom, dont on devrait res-pecter les vœux et les exemples, le peuple euthâte d’abdiquer aux mains des représentants légi-times du pays, comme ceux-ci aux mains duprince qu’ils destinaient à la couronne. Le 9 août,il fut dit que l’ordre constitutionnel recommen-çait son cours ; on pourrait même prétendre qu’il