LA. RÉVOLUTION DE l83û.
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théâtres, les bulletins, qu’on avait soin d’y en-voyer, de ces victoires de la sagesse sur les préven-tions des cours ; et qu’on dise la surprise doulou-reuse que tout le monde aurait éprouvée, si l’Eu-rope avait posé la doctrine que les principes étaientcontraires, que tous les traités étaient anéantis ettous les liens rompus! La révolution de 1830,comme Napoléon aux Cent-Jours, entendit doncaccepter, de la restauration, son plus douloureuxhéritage, ces traités qu’elle n’avait fait que sous-crire, que d’autres que les Bourbons avaient ap-pesantis sur la France comme une nécessité de fer.
La révolution de 1830 dût agir ainsi. Paris, ense levant en armes, avait-il entendu reconquérirdes provinces, ou bien des droits ? Et si ces droitsétaient chers à la France, pense-t-on qu’elle y tînt,pour faire des essais nouveaux et tendre à un butdouteux, à un but, suivant les théories diverses,perdu dans des nuages ou caché sous des ruines ?Non ! non ! il n’y eut d’abord qu’une façon desentir, dans les camps divers que la révolution ralliasous ses drapeaux. La nation s’était émue unique-ment pour reconquérir le gouvernement repré-sentatif sur le coup d’Etat qui le renversait : lapreuve, c’est le nom de cette Charte invoqué dansle combat , invoqué encore après la victoire. Si donc,la Charte reconquise, les grands pouvoirs poussè-rent la victoire plus loin que le peuple même, ce