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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

» veut que le bonheur et le repos de ses voî-» sins. »

Ce fut en réponse à ce langage que les deuxChambres, au lieu d’adresses, firent à Louis-Phi-lippe la proposition de la couronne.

Le jour où ce prince la ceignit, il compta,parmi les espérances qu’il voyait briller sur laFrance, la paix de plus en plus affermie. Et, cettefois encore, personne n’imagina de faire des ré-serves ou des objections, de revendiquer la pro-pagande, de se dire chargé d’en haut de donnernotre liberté et notre démocratie à l’univers, demettre enfin en avant toutes les folies que nousavons vues et entendues depuis vingt mois.

Qu’on se rappelle l’accord de toutes les auto-rités à répéter les déclarations pacifiques du trône ;qu’on se rappelle l’applaudissement public aveclequel le gouvernement nouveau envoya, du mi-lieu des barricades, d’illustres citoyens dans lescours étrangères, apparemment afin de notifierautre chose que des hostilités ; qu’on se rappellela joie que ressentaient nos cités, que nos journauxde toutes les opinions exprimèrent à l’envi, au su-jet de ces reconnaissances empressées des cou-ronnes, qui apprirent à la France qu’elle pourraitse livrer en paix au soin d’affermir ses institutionsplutôt que d’avoir à les défendre; qu’on n’oubliepas les transports dont étaient salués, dans les