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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA. RÉVOLUTION DE l 83 o. 279

l’instinct universel delà France, si on faisait ef-fort pour la mettre en guerre avec elle-même etavec l’univers, si on violentait tous les sentimentsgénéreux, si on insultait à toutes les supérioritéset à tous les souvenirs , si on plaçait la puissancepublique dans une région incapable d’en bienuser, si seulement on déportait hors du pouvoir,si on poursuivait du vœ victisl toute une classed’hommes qui a plus qu’aucune autre le dépôt destraditions monarchiques, de la foi religieuse, desillustrations héréditaires, de la propriété territo-riale, si seulement on établissait qu’il y a uneautre classe, fût-ce la moyenne, qui doit avoir leprivilège et le monopole exclusif de la puissance,de sorte qu’on reconnaîtrait une classe supérieure,car le mot de classe moyenne la suppose, maispour la courber, comme les masses, sous les piedsde ces maîtres réels, alors que l’égalité, à tout lemoins des conditions et des partis doit être com-prise dans l’égalité constitutionnelle de tous lesFrançais devant la loi, on n’aurait pas seulementle tort de mettre tous les engagements en question ;on mettrait de plus tous les biens en péril.

M. Thiers a établi que les partis dissidents eus-sent été impuissants à vaincre la révolution ; maisil leur reconnaît le pouvoir de l’ensanglanter.Pour échapper, dès les premiers jours, à ce destindont l’histoire nous apprend la portée , quelle futla vertu de la révolution de juillet? Ses promesses,