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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

de tous ses bienfaits. mais du régime des coupsd’Etat, mais de ia réaction dont ils étaient le si-gnal, mais de l’avenir nouveau que les ordon-nances ouvraient devant nous, mais enfin delàrestauration contre la Charte. Des amis de la li-berté constitutionnelle ne seraient pas admissiblesdès lors à demander ce qu’ils ont gagné.

Nous entendons sans cesse glorifier le peupledes trois millions de vies qu’il a prodiguées pouropérer les conquêtes de la première révolution.Comment traiterait-on d’inutile le sacrifice desquinze cents citoyens morts pour ressaisir ces con-quêtes et les assurer ?

N’eussent-elles fait que remettre la France aupoint où le coup d’Etat l’avait prise, les trois jour-nées n’auraient donc pas été infécondes, et ellesl’auraient été si peu qu’elles n’avaient point d’au-tre but : c’est même là leur gloire.

Mais la révolution qui est survenue n’a-t-ellerien fait de plus pour les intérêts qui l’ont accom-plie ? 11 s’en faut! Jamais, en si peu de temps et àsi peu de frais, cause favorisée du ciel n’avait tantobtenu. Sans doute, ceux qui voulaient des révo-lutions, puis dc-s révolutions, toujours des révo-lutions, 11 e recevaient pas un complet contente-- ment ; mais les hommes de bonne foi qui cher-chaient la liberté ,, pour jouir, au sein d’un gou-vernement constitutionnel, des conquêtes de larévolution de 1789, ceux-là avaient une seule