T,à RÉVOLUTION DIÎ l83o. 283
grâce à demander à Dieu : c’était d'affermir lesoeuvres de 1830.
Par cette révolution de huit jours , qui renver-sait un droit public consacré par huit siècles, lanation française, à tort ou à raison, s’était de touspoints, reconquise au dedans et au dehors.
Au dedans, elle était parvenue au but de seslongs travaux et semblait fixée. Elle possédait dé-sormais , sans nul trouble, sans appréhension au-cune , le gouvernement représentatif le plus com-plet qu’il y eût sur la terre. Il lui appartenaitcomme sa conquête et son ouvrage. La nouvelleCharte s’appuyait au double principe de l’égalitécivile et du droit national. Dites un autre peuplequi n’ait rien à craindre pour son repos que de saliberté, ni pour sa liberté que de lui-même! Ditesune immunité qui ne soit pas comprise dans lepacte écrit sous le feu de la victoire populaire !Toutes les libertés inventées chez les nations ytrouvent une consécration exorbitante; les trente-deux millions d’hommes, qui vivent sous la mêmeloi, jouissent au même titre, ce qui ne s’est pasvu encore sous le soleil, du bienfait de ces libertésimmenses ! Le principe nouveau de la constitu-tion , cette victoire populaire, la mise en actioncomplète et sincère du régime constitutionnel,l’entier affranchissement des élections , tout as-sure aux représentants directs du pays la hautemain sur la conduite générale des affaires publi-