LIVRE TROISIÈME.
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les transplanter; les lieux et les temps n’y fontrien : ils n’ont qu’une sorte de fruits.
L’Angleterre a deux édifices voisins l’un del’autre : dans l’un se rassemble, de génération engénération, pour défendre les droits du pays et seslibertés antiques, tout ce que les trois royaumescomptent d’illustre et de respecté ; c’est West-minster. Là ont combattu Pitt et Fox, là nousavons vu aux prises Brougham, Peel, Canning;nobles luttes où éclate tout ce qu’il y a d’élevédans la nature humaine, dont le spectacle at-tache l’esprit et l’âme à la liberté pour le restede la vie! A quelques pas, vous trouverez l’au-tre enceinte, une antre arène, d’autres com-bats, d’autres champions, enfin d’autres forcesaux prises; la force brutale luttant avec la forcebrutale, l’homme luttant avec l’homme corps àcorps, luttant sans d’autre but qu un g. n hon-teux, et n’y employant un rayon d’intelligenceque pour porter à soii adversaire ùe coupsmieux assénés, jusqu’à ce qu’à la fin tous deuxroulent dans leur écume sanglante, et q elquefoispérissent l’un par l’autre. 11 y a de ce spectacle àcelui qu’on trouve dans le Parlement, précisémentla distance qui sépare la liberté constitutionnellede la liberté révolutionnaire
Laquelle des deux est voulue par la France ? Cepoint ne fait pas question. Laquelle des deux lui aété promise par la révolution de 1830? Ce point