3lO LIVRE QUATRIÈME,
que ce qui lui paraissait à propos, c’était de re-prendre les choses à 1789, et de refaire toutes nosdestinées! L’extrême droite d’autrefois n’avait ja-mais été si loin.
Un plagiat restait à tenter; celui du pouvoirconstituant. Le parti n’y a pas manqué; et cepouvoir illibéral était-il un simple rêve, une vaineutopie ? Non! ce fut un projet sérieux, une entre-prise concertée, une conjuration enfin! Quand onne se sentait pas en mesure de l’usurper soi-même,à qui voulait-on le déférer? Qui renouvela , sixmois après la dictature mortelle de Charles X, cesprojets de dictature révolutionnaire ? Qui offritk Louis-Philippe le coup d’Etat démagogique,comme un fleuron inattendu de sa couronne ? Quiinventa ce moyen d’en finir avec les deux Cham-bres, devenues importunes aux réacteurs nou-veaux autant et plus qu’aux réacteurs précédents?Qui nourrit ces pensées d’ordonnances nouvelles,dans les jours même où un peuple furieux deman-dait la tête des ministres, coupables d’avoir as-sisté Charles X dans cette funeste entreprise ? Quientendit faire, de l’adoption de ces plans subver-sifs , la conséquence et le prix de ses services dejuillet et de décembre ? L’histoire le dira.
Elle dira aussi, comment les auteurs de c/sfolies révolutionnaires, quand ils les virent a^br-ter, s’en prirent de tous leurs mécomptey'a laFrance et à la royauté. Ils semblent avoir Résolu