Buch 
Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
Entstehung
Seite
311
JPEG-Download
 

LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 3ll

de les dompter, ou au moins de les punir toutesdeux. Tantôt on essaie, sans l’ombre d’un motifvrai, et le lendemain d’une commotion effroyablesles démissions soudaines (1), comme si on voulaits assurer que les retraites sur le mont sacré aientcours encore, que ce soit un moyen de réduirel’autorité royale à merci, de l’amener repentante etsoumise à subir les lois qui lui sont offertes. Tantôton la met au défi; on la contraint de marquerelle-même le divorce par des destitutions écla-tante; et le pouvoir affronte-t-il tous ces périls?Alors on crie que les hommes de juillet sont vus enennemis, que la révolution est abjurée, qu’elleest trahie , qu T elle est vendue. Le trône populaireest traité enfin comme la Charte même. Tentativeavouée de le réduire à néant, de l’humilier, del’appauvrir, jutsqu’à ne pouvoir donner du pain àl’indigence et du travail aux arts ; contestation deses plus légitimes, de ses plus nécessaires préroga-tives; application journalière à le contrister et à leflétrir; récits publics de confidences intimes, ap-pels à des promesses personnelles, allusions inju-rieuses, toutes les armes sont bonnes alors pourtirer vengeance de cette royauté populaire quiprétend sortir de page. Le parti s’efforce à plaisirde la dépouiller de tout prestige ; il lui contestetous les souvenirs et toutes les filiations; il lui in-

(b démission du commandement, en chef des gardes nationales.