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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 3 I 5

tiers, et obtenait de M. le comte de Peyronnet,entre autres récompenses de ses bons et fidèlesservices, la dispense des droits de sceau dus pourtous les titres nobiliaires qu’il lui avait plu de sefaire successivement inféoder.

Que faisait celui de tous les orateurs qui a leplus employé son éloquence à ressasser nos hontesdes quinze années? M. le général Lamarque, parses écrits, nous obligeait d’accuser, dans 1 e. Journaldes Débats , ses déférences pour les actes les pluscontestables du loyal duc de Clermont-Tonnerre.Et si, à propos d’élections où il avait été battu, unegazette (celle des Landes) se félicitait de la victoirede la légitimité, « Militaire, écrivit-il (le 7 dé-» cembre 1827), je ne puis m’empêcher de re-» lever le gant. Vous savez fort bien que je n’ai» fait que céder au vœu d’un grand nombre» d’électeurs. Si j’y ai cédé, en professant liau-» tement mon dévoûment au roi et à la patrie,» mon attachement sincère , entier , sans reslric-» lion , à la Charte et à la dynastie qui nous l’a» donnée, ces sentiments animaient tous ceux» qui m’ont honoré de leurs suffrages. Com-» ment donc a-t-on pu dire que la victoire était» restée à la légitimité ? Le drapeau blanc ne» flotte-t-il pas sur ma tête comme sur celle de» M. le marquis du Lyon ? Ah ! plaçons, il en est» temps, le trône des Bourbons, ce trône légitime ,» autour duquel ont vécu nos pères, autour du-