328 LIVRE QUATRIÈME.
nés, ignorants, serviles, que ceux qui foulentl’aire dorée des palais. L’étourdissement de leurslouanges suffit à étouffer les plaintes de nationsentières, gratuitement bouleversées par l’interven-tion universelle des apôtres de la non-interven-tion.
Un historiographe de cette cour populaire vientprécisément de tracer (!) un tableau animé quiatteste, contre sa pensée, ce malheur inévitabledes existences princières. Plus l’admiration dunarrateur est profonde, plus elle révèle les dan-gers auxquels est en butte un mortel, traité, nonpas comme les princes de leur vivant, mais commeles Césars après leur mort, c’est-à-dire en quasi-dieu.
L’écrivain (M. Luchet) parle ainsi des levers :« C’est un salon public, une intimité universelle,» où les amis amènent leurs amis, les fils leurs» pères, les voyageurs leurs camarades. Autour» du vieillard, fier de Xenthousiasme qu’il inspire,
(4) Voir le Livre des Cent-et-un , au tome II, que rendent si remar-quable de nouvelles esquisses de M. Bazin, des pages où M. Janin s’estélevé à la plus haute éloquence, et celles où M. le comte Alexis deSaint-Priest a tracé, du monde le plus brillant, le plus spirituel et leplus élevé , un tableau parlant. Le morceau que l’on va citer n’a pasfait naître nos réflexions, car elles étaient écrites et avaient été publiéesdéjà auparavant : il est venu les justifier, d’une façon merveilleuse tcomme ont fait les événements pour tant d’autres assertions. Notrechapitre a une date certaine : la Revue de Paris l’a publié déjà en oc-tobre 4834. (Note de la 4re édition : Seize Mois.)