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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 329

» voyez courir celte multitude qui rit, éclate, se» fâche, se raccommode devant lui. Voyez toutes» les illustrations politiques, scientifiques , litté-» raires, populaires, battre pêle-mêle ce parquet» bruyant, en bottes crottées, en bas de soie, en» uniformes, en redingote boutonnée, en habit» à revers qui s’envolent. Au milieu de la cham-» bre est un groupe serré : ceux qui le compo-» sent s’amincissent et s’allongent, les bras collés» au corps. Tout autour on se hausse sur la pointe» des pieds , et les mots : c'est lui! circulent. »M. Luchet croit-il qu’on s’amincisse davantagedans le palais des rois ? La plus grande différenceest assurément que, chez les rois, ce sont encoreles pères qui présentent leurs fils.

Nous parlions d’un corps diplomatique, dereprésentants de l’univers. « Là, continue M. Lu-» chet, tous les pays, toutes les classes, toutes» les espèces se trouvent, se mêlent, s’embras-» sent; là toute la France, toute l’Europe, toute» l’Amérique ont envoyé leurs députations. »

Cette cour, où se mêlent toutes les espèces ,était-elle du moins plus morale qu’une autre ? Hé-las ! notre auteur la juge, comme a fait M. Ar-mand Marrast au sujet de l'Hôtel-de-Ville. Aprèsla nomenclature des figures historiques, desgloires nationales, des grands caractères, deMM. Odilon-Barrot, Godefroy Cavaignac, Audryde Puyraveau. « J’aperçois, dit-il, tant de figures