334 LIVRE QUATRIÈME.
Le but est-il d’avoir des révolutions pour desrévolutions ? Personne ne le pense , ou bien c’estla passion de ce ramas qui s’attache à la fortunedes pai'tis. S’agit-il pour les uns de république,pour les autres de bonapartisme, ce qui ne seraitencore qu’une question de forme ou de per-sonnes? Pas davantage. Voyez si vous pouvez re-connaître l’école impériale dans ces orgies de car-refour qu’on croirait bien plutôt inventées pouroutrager le génie qui nous rendit un trône et desautels, que pour rendre hommage à sa gloire ?C’est un bonapartisme subalterne et corrompu; ouplutôt ce n’est qu’une amorce à des souvenirsqu’on voudrait exploiter, une levée faite.à l’ombred’un nom héroïque pour enrôler plus de soldats.Et quant aux républicains, le moyen de prendreau sérieux, comme gens de théorie, les bandesemployées, durant vingt mois, à montrer parnos villes une république flottante comme celled’Angleterre ; car elle tient le pied dans le ruis-seau ! Il n’y a dans tout cela que des besoins dedésordre, qui, par le choix des cris de ralliementtrahissent seulement une prédilection pour l’anar-chie ou bien le despotisme. Et qu’importe la diffé-rence! Sous ces deux noms, c’est même fléau : l’unne se distingue de l’autre qu’en ce que le premiermet plus de passion , l’autre plus d’ordre dans ledésordre.
Non, non, l'entreprise est plus sérieuse, parce