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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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336 LIVRE QUATRIÈME.

rie à l’action. Et l’action , c’est, de toute néces-sité, le drame qu’on a vu , il y a quarante ans.

C’est pourquoi nous appelons franchement leparti de son nom; nous l’appelons révolution-naire , lui et tous ceux qui se font ses desservantspar niaiserie, ou ses complices par lâcheté. Nousl’appelons révolutionnaire, parce que la multi-tude est son instrument, la révolte son moyen, lenivellement son but; parce qu’anti-social dans sesdoctrines , il ne peut s’empêcher de l’être dans sesactes. Les mauvais penchants de la révolution de1789 sont ceux qu’il est dans sa fatalité de raviverpour s’en faire des appuis ; et il ne pourrait yréussir qu’en précipitant de nouveau la Francedans les mêmes misères et dans les mêmes at-tentats.

Ce n’est pas que nous confondions, on le voitassez, et tous les hommes, et tous les rêves, ettoutes les opinions ; que nous mettions sur la mêmeligne la gauche et l’extrême gauche, les dynasti-ques qui au fond voudraient conserver le trônequ’ils sapent, et les démolisseurs à bon escient quiveulent tout détruire, la société, le trône et leslois. On sait très-bien que la faction est commeles nuées grosses de tempêtes. En éclatant, ellecrèverait. Mais vous tous, pilotes à contre-courantqui voguez ensemble à pleines voiles, les uns seu-lement vers les systèmes de 90, ou bien de 91, lesautres vers ceux de 92 , ou bien encore du 21