LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 347
au repos ni au bonheur des États. Et ces accentsretentissaient quand des bandes forcenées pous-saient des cris de mort, quand on entendait lemarteau de la multitude frapper la croix des tem-ples, la pierre de l’Archevêché, les trésors de sabibliothèque lacérée! C’était alors que le généralLamarque déplorait les souffrances du peuple etY ilotisme du grand nombre, tout en raillant sescollègues d’avoir quelques compagnies de la mi-lice citoyenne pour les garder. Nécessité honteuseet fatale! Pour avoir voulu autre chose que laCharte, voilà les chefs d’un parti puissant réduitsà subir l’alliance et peut-être déjà le joug de lo-giciens terribles qui ne veulent pas moins que laloi agraire.
Be là vient que tout État qui s’est ouvert unjour aux doctrines démagogiques chancelle sousce breuvage, et tombe s’il ne le rejette aussitôt.De là vient que toute société qui les accepte, quis’y complaît, qui s’en enivre, abjure la raison hu-maine; elle se voue aux convulsions de l’anar-chie; elle dit un long adieu à la civilisation commeà la liberté. Car le parti révolutionnaire, tout enparlant sans cesse d’améliorations et de perfec-tionnements, est plus contraire mille fois aux pro-grès de l'ordre social et à ceux de l’esprit humain,que ce parti de l’ancien régime qui avait son siègedans les classes élevées de la société ; région culti-vée, région féconde où abondent les lumières, et