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LIVRE QUATRIÈME.
taire ? Si on veut bien prendre garde à la ma-nière dont la propriété est répartie parmi nous, sion jette les yeux sur une carte cadastrale, onreconnaîtra que c’est cet homme qui sera le maî-tre dans les assemblées primaires, à moins que laloi ne se fût prémunie contre ce péril par de pru-dentes combinaisons. A quoi bon alors déserter leprincipe du suffrage universel? Ayons la gloire delui rester fidèles ; maintenons les prolétaires : nousserons moins inconséquents; nous ne risqueronsguère d’être, à un jour donné , plus destructeurs.
Il faut de deux choses l’une : que la loi, quellequ’elle soit, ait pour principe et pour but que lasociété soit régie par ceux qui possèdent et qui sa-vent, ou bien par ceux qui n’ont ni les intérêts niles lumières. Votre choix est fait. Vous déclarezque le droit est aux derniers. C’est aux premiersque notre conscience le défère, ou plutôt qu’elle ledéclare déféré de toute éternité par le Législateursouverain de la race humaine. Eux seuls en effetsont capables d’exercer le pouvoir selon les finspour lesquelles la société est instituée, savoir :la conservation de ses acquisitions matérielles oumorales, et leur accroissement.
De là vient que votre doctrine n’est pas seule-ment à nos yeux anti-sociale; elle est immoraleautant que subversive. Dieu merci! elle n’est pasmoins insensée.
Aussi, plus timides qu’on ne le croirait, les pré-