LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 3 K)
nombre, pourquoi ces restrictions? on ne peut ledire. L’indigent, l’artisan des villes, celui des cam-pagnes, n’est-il pas un homme , un membrede l’association , un sujet de la loi? n’a-t-il pasdes intérêts dans la société ? n’y apporte-t-il pasune mise de fonds dans ses moyens de travail etde production ? ne lui importe-t-il pas que des loiséquitables et protectrices régissent le corps poli-lique ? Ceux qui font valoir ces arguments sont logi-ques; ils ont raison en principe : avec ces restric-tions, tout l’édifice tombe ; car ce n’est plus chaquetête qui compte; le pouvoir ne reste plus attachéau simple accident de faire partie de la société;il n’appartient plus à l’individu, mais seulement àl’appréciation de la mise sociale ; le droit n’a pluspour règle l’intérêt de chacun, mais le bien detous; il repose enfin sur les garanties. Mais, c’estprécisément notre système politique, celui de toutce qu’il y a eu de législateurs sensés dans l’uni-vers ! Seulement, vous n’êtes conséquents, ni selonvos doctrines, ni selon les nôtres. Vous répudiez lenombre, sans adopter réellement la capacité; carvous la niez en principe, et, en fait, vous ne la con-sacrez pas. Vous excluez ces classes dépendantes ethonnêtes qui dans les temps pacifiques seraient ac-cessibles à l’action des influences légitimes, et quellegarantie nous donne le propriétaire à quarante sousd’impôts, qui vit aux gages de son voisin, dépen-dant, illettré, semblable de tout point au prolé-