Buch 
Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
Entstehung
Seite
371
JPEG-Download
 

LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 37 I

aux sections, tout disparaissait. La bande noire,qui procédait alors à la destruction universelle,restait sans artisans de démolition ; c’étaient deslieutenants sans soldatsyPour avoir un prétendupeuple qui fît de la liberté dans les clubs, dignessuccursales de la Convention, la Convention futobligée d’assigner par décret aux assistants unesolde de quarante sous par jour.

Quelle meilleure preuve de notre doctrine sur ladifférence infinie qui sépare les droits du pouvoir?A-t-on jamais vu qu’il fallût payer des citoyenspour jouir de la liberté individuelle, de la libertéde conscience, de la liberté de la presse ? Mais dé-libérer, voter, élire, ce sont autant de manièresde participer à la puissance publique ; et quandvous placez la puissance publique dans une zonequi n’a pas l’indépendance de la richesse, vousn’avez personne comme il vous arrive déjà tropsouvent, ou bien vous donnez des traitementscomme la Convention.

Les apôtres du suffrage universel sont les saints-simoniens de l’ordre politique; ils le renversentde fond en comble , et dans ses ruines il entraînede toute nécessité l’ordre social. La civilisation ypérit : on le sait. On va voir que la propriété ysuccombe en même temps. La logique de M. deCormenin est la logique de la torche et du glaive,la logique vandale ; elle n’est qu’un supplémentoratoire à cette autre logique véritable de la fac-