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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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4oa livre quatrième.

blable spectacle ne fut donné au milieu d’unpeuple, et il est heureux que le titre de patriotes ,décore ceux qui ont pu s’emporter à de tels actes :chez d’autres hommes, ce serait haute-trahison.

Et quand toutes ces tentatives ont échoué de-vant l’irrévocable résolution de toutes les cou-ronnes de ne point remettre à l’arbitrage duglaive les destins des nations, on ne peut se ré-soudre à laisser en paix le gouvernement que l’onfonda. Ce gouvernement, rebelle à toutes les pro-vocations , il faut l’aiguillonner par le fer et le feu,comme on fait enEspagne à l’égard de ces taureaux,qui, mesurant l’arène , mais calmes et n’ayant pasun motif pour combattre, ne sachant pas qu’ils doi-vent le plaisir du sang à la galerie qui les con-temple, se refusent à engager une lutte inutile etfatale. C’est ainsi que dix orateurs et dix journauxse sont mis à proclamer chaque jour devant laFrance la honte de son gouvernement, et devantl’Europe la honte de la France. Preux citoyens ! lahonte de votre patrie, parce qu’elle respecte la foijur ée, parce qu’elle refuse de saper et de trahirles gouvernements dont, au jour de la révolution,elle a souhaité l’amitié ; parce qu’elle ne se croitpoint le droit de livrer les populations à l’in-cendie et au carnage pour une fantaisie de parti;parce qu’elle voit dans la guerre rrn fléau anti-social , qu’elle le redoute pour la civilisationet pour la liberté , qu’elle croit ne pouvoir