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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. Zjo3

mieux servir la cause du régime constitutionnelque de le montrer loyal, ami de l’ordre, amide la paix, plein de respect pour tous les droits !La honte de votre patrie, parce qu’elle fait res-pecter aux couronnes sa révolution, celle dela Belgique , celle de la Saxe et de la Hessepeut-être ; parce qu’elle arrache à la maison d’O-range les clés de nos frontières; à la coalition,les places élevées par elle pour tenir ouvertes lesavenues de Paris ; à des souverains irrités, leurssujets condamnés par les lois de tous les pays et detous les temps; au Saint-Siège, des innovationsqui seraient le principe d’une révolution fécondepour l’Italie! Ôù en serions-nous si l’Europe avaitpu croire que, par un miracle, le caractère et lapolitique de la France étaient changés, qu’elleavait le cou tendu à tous les Outrages ? Mais non !Le maréchal Soult l’a vengée de ces colères en lesappelant de leur nom, en s’écriant : « Général La-marque , vous avez dit un blasphème ! »

Relevons la tête , ô concitoyens ! Nous pouvonsêtre fiers encore de nous-mêmes. Si depuis qua-rante ans bien des crimes domestiques ont chargénos annales, il ne s’est pas vu du moins que nosgouvernements aient été indignes de nous devantl’étranger. L’horrible Convention glorifia sescrimes par son courage contre les assauts ennemis;l’imbécile Directoire couvrit,sa faiblesse à l’ombredes Jourdan, des Masséna, des Moreau, des Bona-