LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.
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toyens enrôlés sous les drapeaux et engagés àla cause de l’ordre par la religion du sermentmilitaire.
Il ne compte pas la masse des paysans de Franceattachés au culte de leurs pères et inquiets qu’onl’outrage, sans acception de foi politique, gensqui suivent les processions, portent un suaire etplient le genou devant la Vierge et son Christ.
Il ne compte pas les manufacturiers, les négo-ciants dont les affaires sont en souffrance, quiimputent leurs maux à la soif de la guerre et àl’audace de l’émeute, ni la foule de leurs corres-pondants , associés, contre-maîtres , ouvriers etleurs familles.
Il ne compte pas l’immense majorité de la gardenationale qui salue de malédictions les gardes du-corps du parti, les fiers-à-bras de l’émeute, par-tout où elle les rencontre ; et les gardes nationales,avec femmes et enfants, font, d’un lot, plus dequinze millions d’âmes.
On voit ce qu’est le peuple souverain. Le dé-nombrement fait, que reste-t-il ? Les gens du suf-frage universel auraient-ils le suffrage universelpour eux? Les apôtres du nombre auraient-ilsavec eux la majorité ? Sans la terreur, non assu-rément.
Quelle est donc leur armée? D’où leur vientl’audace de recourir sans cesse à la force, enla légitimant du nom et de l’autorité du peuple ?