LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 4 r 7
comme les Suisses, ennemie de la révolution dejuillet et amie du despotisme. De quel parti estl’iionorable M. Cabet?
Nous le prenons pour patriote, et nous cher-chons comment il entend qu’on doive procéderenvers les traîtres. Mais M. Cabet pense sur la peinede mort comme M. de Salverte. Tous deux sontd’avis que l’arrêt secourable de la Cour des pairsdans le procès des ministres aurait dû être inscritsur Cairain. S’ils s’indignent du salut de quatrevaincus qui avaient cessé d’être dangereux, et parlà d’être criminels, qu’espérer pour tous ces grandscoupables qu’on déclare en état de conspirationpermanente avec les successeurs actuels de Pittet Cobourg ? Quand l’honorable M. Cabet s’écrieen finissant : « Que chacun pense à sa famille,» à sa femme, à ses enfants , à sa propre tête! »l’avis paraît bon.
M. Cabet justifie toutes les émeutes l’une aprèsl’autre. Toutes ont été les effets de l’irritation po-pulaire, toutes ont été les marques de la justecolère du peuple. « Celle de décembre notam-» ment, lors du procès des ministres, atteste un» entraînement irrésistible. Le bon sens du peu-» pie lui a fait voir dans cette prétention hypo-» crite d’humanité une attaque contre la révolu-» tiou de juillet et un gage donné à la légitimité.» Pouvait-il donc rester impassible ? »
Ceci range M. de Lafayette parmi les doctri-
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