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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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4 I 8 LIVRE QUATRIÈME.

naires et les traîtres, heureusement pour la gloirede M. de Lafayette.

Mais avions-nous lort de croire et de dire que lesémeutes faisaient partie intégrante du camp révo-lutionnaire ? Avions-nous tort davantage dépenserque, si jamais un coup de main de bandits et d’é-meutiers dans Paris livrait la France à la faction,cette politique trouverait et des ministres et desapologistes? L’honorable député s’écrie déjà : « Si» la colère du peuple avait tout brisé, croit-on que» c’est le peuple que l’histoire eût condamné ? >5Tout brisé! ce mot se comprend. Le péril, en effet,sera toujours, constituée comme l’est la France,qu’un beau matin , à son réveil, elle trouve toutbrisé !

Nous avons dit que le système révolutionnaireconsiste à se jeter dans des excès qui provoquent,parmi les intérêts conservateurs, des résistanceslégitimes, et à dompter les résistances par desexcès nouveaux, en appelant toujours le dissen-timent, crime; la vengeance, justice; la terreur,représailles. L’honorable M. Cabet est du mêmeavis.

Nous avons dit que le fond de la politique duparti est la force. M. Cabet raille très-jolimentla légalité ; il demande si les lois, libérales ou non,doivent être également respectées; et, le préten-dre, dit-il, c’est l’absurdité, c’est la servitude ! ! !

Nous avons dit que la liberté du parti, c’est le