LIVRE QUATRIEME.
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» la circulation , qui ont fait d’ énormes emprunts» hypothécaires pour accaparer l'argent , comme» ils accaparent les armes et les grains , qui ont» supprimé toutes leurs dépenses pour économi-» ser, et qui conservent leurs trésors, soit pour» ruiner leurs adversaires , soit pour soudoyer» leurs agents et l’étranger, soit pour les empor-» ter en émigrant de nouveau. » Et un loyal dé-puté ne veut pas que nous nous rappellions letemps où on disait au peuple que les riches étaientses ennemis, les amis de l’étranger, qu’ils accapa-raient les armes, les grains, l’argent ; qu’ils étaientcoupables de la disette et de la guerre; le tempsoù la justice du peuple châtiait tous ces crimes :et ce député siège aux côtés de l’honorable M. Ga-bet !
Maintenant, on demandera ce que l’honorabledéputé de la Côte-d’Or comprend dans ce grandmot de peuple dont on a si cruellement abusé de-puis quarante ans ; ce qu’est ce peuple, auquel ilimmole, .à l’exemple de ses devanciers, commeconspirateurs et traîtres, tout ce qui a les pro-priétés sous le nom d’aristocrates, les lumièressous le nom de doctrinaires, les capitaux sous lenom de carlistes, en un mot, les propriétaires,les industriels, les marchands, et, pour parlerfranchement, la garde nationale en masse ? On nepeut pas bien le dire. Mais M. Cabet revient surle peuple chargé, mitraillé, sabré dans les émeutes.