LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. /J 2 I
Ce sont donc d’abord les gens des émeutes. 11ajoute que le peuple dut être irrité qu’on hésitâtà condamner Polignac , quand il est lui-même sisouvent impitoyablement condamné (le peuple!)pour un morceau de pain que sa misère lui fait
dérober .Cette fois, il nous faut espérer que les
électeurs de l’honorable M. Cabet sont rangés enmasse en dehors du peuple.
Se récrierait-on, comme on l’a fait quand unministre interpella l’honorable membre sur sonfactum , que l’ouvrage d’unseul n’est pas la penséede tous ? Mais dix journaux de l’opposition ont cé-lébré le courageux opuscule. Les hommes quile désavouent voudraient-ils renoncer à l’encensde ces dix journaux ? Si la grande émeute qui fai-sait alors l’oraison funèbre de la Pologne, au lieude se dissoudre devant la conspiration des citoyenset de l’armée, avait gouverné Paris trois jourscomme en février (1), ceux de ses amis, qui le féli-citent tout bas sur son courage, ne le féliciteraient-ils pas tout haut sur sa prochaine entrée au minis-tère ? Comment oublier que M. de Salverte estnotoirement le ministre de l’instruction publiquedu parti, depuis qu’il a éloquemment brodé lefameux thème qu’il n’y a que les morts qui nereviennent jamais.
D’ailleurs, M. Cabet aurait lieu de s’étonner
(l) Février 1831.