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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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422 LIVRE QUATRIÈME.

de ces désaveux ; il pourrait démontrer, et noussommes prêts à l’y aider, qu’il n’est pas une desphrases de son pamphlet que l’inflexible Moniteurn’ait déjà écrite dans ses colonnes, en retraçantles discussions des Chambres, Il n’est pas un deses vœux, pas un de ses principes que les orateursles plus considérables de l’opposition n’aient ac-crédités. Le parti est d’accord sur tous les points,hormis un : la nouvelle zone sociale qui sera in-vestie désormais delà puissance. Tous veulent lepeuple souverain à hauteur d’appui, et en con-séquence à leur propre niveau. En appelant dunom de peuple à peu près exclusivement les gensde l’émeute et ceux de la police correctionnelle,l’honorable représentant de la Côte-d’Or est alléun peu plus loin que le reste de l’opposition par-lementaire. Voilà tout : le débat est tout entierdans une question de limites. Ce n’est qu’uneaffaire de mur mitoyen.

Mais il faut le dire : c’est M. Cabet qui est dansle vrai. Quand on met les pouvoirs hors de leurbase naturelle, le levier ne peut s’appuyer au pen-chant de l’abîme ; il va forcément chercher lefond.