428 LIVRE CINQUIÈME.
savoir s’il sera en sa puissance de réaliser ce pro-gramme. Mais qu’il dût le Venter, ce point ne peulpas faire question. Il est bien établi que ce sont làles promesses de juillet ; etil ne pouvait pas n’en êtrepoint ainsi : car, faite pour la liberté, la révolu-tion de 1830, en voulant fonder un établissementloyal, devait à l’ordre ses premiers soins et sespremières garanties; faite par une victoire popu-laire, elle devait au pouvoir tout son appui, afinde lui donner par les lois la force nécessaire qu’untrône ne peut trouver sur la base mouvante desbarricades. Recherchons comment ces grandespromesses ont été tenues.
Parlons d’abord de la liberté. En constatanttout ce qu’on a fait ou cru faire pour elle, nousdéclarons que nous acceptons comme bonnes etutiles, comme favorables en effet à la liberté vé-ritable, quel que pût être au fond notre juge-ment personnel, toutes les innovations établiespar la Charte revisée. Quand nous demandonsque le parti victorieux se tienne au point d’arrêtque lui-même a posé, nous ne donnerons pasl’exemple d’infirmer les engagements pris. Dans laCharte, telle qu’elle a été transcrite à la hâte,M. de Cormenin dit bâclée , sur un pieu des barri-cades, nous respectons deux choses : l’acceptationde la France et notre serment.
Mais nous avions droit à notre tour d’exigerqu’elle fût fidèlement gardée; nous avons droit de