CHAPITRE II.
COMMENT LES PROMESSES D’ORDRE ONT ÉTÉ TENUES.
L’ordre a-t-il été aussi bien traité que la liberté?Qu’ont fait les lois, qu’a fait l’autorité suprême,pour ce premier, ce plus pressant des intérêts despeuples ? <
Qu’a-t-on fait, alors surtout qu’on était au len-demain d’une révolution qui s’était attaquée auxfondements même de l’ordre, quand donc il im-portait de suppléer à leur défaillance, de rétablirle respect, de resserrer tous les liens sociaux, derasseoir l’Etat ébranlé par une secousse violente ,de ramener promptement la nation agitée au sen-timent et à la conviction de la stabilité, de tenterdu moins tout cela?
Napoléon, lorsqu’il rétablit la royauté au seinde la France révolutionnaire, ne crut pas pouvoirenvironner le trône nouveau d’assez de prestigespour lui assurer le respect public. Le génie etla gloire même ne lui parurent pas une consécra-tion assez haute pour remplacer celle des siècles;