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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. l\[\\

naire tiendrait aujourd’hui la France sous le ré-gime des avanies : chaque sergent de la gardenationale , chaque maire de village, pèseraientsur le sol comme des pachas. La France lui doitle maintien de l’ordre et de légalité. De làvient que nous ne croirons pas notre vie perdue ,si, en combattant quinze ans pour cette magni-fique liberté, nous avons contribué, comme l’undes soldats de cette longue bataille, à la conquérirpour notre pays. Puisse-t-il seulement apprendreà la régler, pour ne pas s’en laisser détacher parla licence plus que déposséder par la tyrannie !

Mais il faut arriver à en concevoir la naturepour bien comprendre où sont ses périls, et y pa-rer. La liberté de la presse est une nouvelle venuedans le monde politique. Elle est un élément,naguère inconnu et désormais nécessaire, de laconstitution des sociétés. C’est l’Angleterre cpiil’inventa : il y a moins de cinquante ans que leParlement l’a émancipée, et voilà que l’état so-cial, le plus fort qu’il y eût au monde, miné insensi-blement depuis lors, se transforme lui-même sousce souffle terrible : car, la Chambre des lordss’abaisse visiblement devant la Chambre des com-munes, C’est que la nature de la presse est de mettreaux mains de la démocratie ce lévier d’Arcliimèdequi remue le monde. On n’y avait pas réfléchi en-core; maintenant, on peut le comprendre. Quelest le remède ? Notre théorie de la distinction des