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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 445

a pas de monarchie, pas de constitution qui à lalongue y puissent résister.

Il y a là un principe de désordre , une plaie so-ciale dont le législateur ne pourrait assez sonderla profondeur, assez interroger les causes, assezchercher les remèdes. La presse est aujourd’huile clairon naturel des passions subversives; elleest l’esprit, elle est le verbe de ces classes que lasociété ancienne ne connaissait pas, qu’elle effa-çait criminellement du livre de l’humanité en lesfrappant de la mort de l’esclavage, qui ont recou-vré leur droit originel, qui sont libres, Dieumerci, mais qui de plus sont nombreuses , puis-santes, formidables, et qui nous donnent unesociété nouvelle, un monde nouveau à régir. Leproblème, pour la presse comme pour la sociétéentière, est ceci : désarmer la médiocrité, ses pas-sions jalouses et ses liâmes anti-sociales, en lais-sant à toute pensée légitime un libre essor pourpercer toutes les couches de la société, arriver aufaîte, et dire comme Jean XXII en se redressant :« Me voilà ; c’est moi qui régnerai sur vous. »Nous disons que ceci est un problème, et que leslois présentes ne l’ont pas résolu. Nous croyonsavoir posé les principes, il faudra savoir et oserles appliquer.ou périr.