INFRACTIONS AUX PROMESSES DE JUILLET. 44?
tuer son ouvrage , tandis qu’elle était allée jusqu’àimposera la France l’obligation de réélire un tiersde ses membres, nous, pour complaire aux cla-meurs de la place publique, nous changeons à lafois la Chambre, les éligibles, les électeurs. Dansquel temps ? quand le premier besoin était de toutachever et de tout affermir!
L’émeute ensuite se rue contre le Luxembourg,coupable d’avoir retenti d’un arrêt courageux etmagnanime; l’émeute hurle contre la pairie, etaprès que la couronne, aux premiers jours d’août,n’a pas craint de constater deux fois, par la nomi-nation des Soult et des Duperré, son droit royalde donner des pairs au royaume, ce droit restesuspendu; il sommeille. La Chambre demeure in-complète et impuissante; elle est pendant seizemois délaissée par les dépositaires de l’autoritéroyale. Elle est alors attaquée de front, sapée àoutrance par la bande noire qui mène les élec-tions. Si elle tombe, à qui la faute?
L’émeute casse les vitres d’un ambassadeur pourpétitionner, comme font à Constantinople les ja-nissaires, en faveur d’une révolution lointaine; etle ministère, qui se sent impuissant à secourir lamalheureuse, l’héroïque Pologne, qui tient à res-ter en bons termes avec la Russie, qui veut enfinla paix du monde, le ministère se croit tenude prodiguer les expressions de sa sympathiepour ce peuple qui combat contre le monarque